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25 Sep 2015

Le bras de fer entre le ministère de la Santé et les étudiants en médecine ne faiblit pas

Le service sanitaire national divise toujours autant. Entre les étudiants en médecine et le ministère de la Santé, c’est un dialogue de sourds qui s’installe petit à petit. Chaque partie campe sur sa position, rendant impossible tout progrès dans les discussions. Les futurs médecins comptent ainsi reprendre leurs mouvements de protestation après Aïd Al-Adha. Pourtant il y a possibilité de trouver un terrain d’entente, pourvu que l’intérêt du pays prime, loin de toute démagogie ou esprit corporatiste.

Le «service sanitaire national» n’en finit pas de faire monter la tension entre les étudiants en médecine et le ministère de la Santé. Répondant à un appel à manifester, lancé par la Commission nationale des médecins internes et résidents (CMIR) et la Commission nationale des étudiants en médecine (CNEM), médecins résidents, internes et étudiants en médecine ont battu le pavé, jeudi 17 septembre à Rabat, contre le projet de loi leur imposant deux années de service national sanitaire obligatoire dans les zones reculées et périurbaines du Royaume. Ils comptent revenir à la charge après «la trêve» de Aïd Al-Adha. Les futurs médecins se disent toutefois prêts à officier dans les zones reculées du pays, pour peu que certaines conditions soient remplies.

Le président de l’Association des médecins internes de Rabat et coordinateur national de la marche du jeudi, Dr Larbi Aberouch affirme ainsi : «Nous sommes disposés à servir notre pays. Tout ce que nous demandons, c’est une intégration dans la fonction publique». Une condition plutôt réaliste, mais qui reste discutable quand même. Mais les futurs médecins en demandent plus. Ils arguent aussi du manque d’équipements médicaux dans les dispensaires et des structures hospitalières des zones éloignés pour refuser d’y travailler. Un argument pour le moins fallacieux puisque toutes les catégories professionnelles sont confrontées à ce problème : il y a des écoles par exemple non raccordées au réseau de l’eau potable ou d’électricité. Face à cette attitude, beaucoup d’observateurs commencent à se poser des questions quant aux véritables motivations des étudiants en médecine.

D’autant que le ministère s’est toujours dit ouvert au dialogue et à même répondu favorablement à beaucoup de leurs revendications. Selon le secrétaire général du ministère de la Santé, le projet du service sanitaire national donne aux médecins concernés le droit au même salaire que leurs homologues du secteur public, ainsi que le droit à l’assurance médicale, au logement et à la participation aux concours de recrutement, outre le calcul de l’ancienneté dans le service en vue de l’avancement et de la retraite. Le même responsable a tenu à réfuter les allégations qui circulent sur ce projet.

Il appelle ainsi les représentants des étudiants des facultés de médecine et ceux des médecins internes et résidents à étudier soigneusement et de manière sérieuse et approfondie ce projet disponible sur le portail électronique du ministère, et à soumettre leurs remarques et propositions au ministère.

lematin.ma

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